T, soit, G,ok,mais V, non !

Publié le par j0rdan

Il y a des jours, où l'on ferait mieux de rester chez soi. Je l'acorde, ce n'est pas la première fois que je commence un post comme cela, mais cette fois-ci, il s'agirait plutôt d'une dédicace, ou casse-dédi pour les fans de SkyBlog.
Néanmoins, concernant vendredi soir, j'aurais mieux fait de rentrer chez moi, à Lyon, plutôt que de partir à l'aventure vauclusienne. Non pas que j'ai passé un mauvais week end, fort au contraire, mais c'est le voyage qui a été épique.
Alors pour la personne dédicacée par l'intro, je vous conte ce récit qui j'espère lui tirera un petit sourire !

"Nous partîmes environ 30 personnes, dans un bus TCL qui n'avançait pas réellement, mais plutôt qui pataugeait dans la neige. A peine rentré dans la boite qui roule, le chauffeur me conseille de ne pas prendre de billet, vu qu'il m'abandonne lâchement au prochain arrêt !
Heureusement, une petite voix d'étudiante en commerce vint à mon secours, préconisant de descendre en route pour rejoindre la gare de métro à pied. Après m'être assuré que nous ne marcherions pas plus d'un quart d'heure, nous, soit environ 7 personnes, descendimes du bus, entamant un périple de trois quart d'heure !
Alors d'accord, marcher 3/4 d'heure, ce n'est pas grand chose, mais sous la neige, et avec le sac et le PC portable, ça devient tout de suite plus tactique comme problème. Et ce léger contretemps n'était que le début de ce qui s'annonça être une véritable épopée !

La quête du train...


Donc prenant acte d'un premier retard de 3/4 d'heure par rapport au timing initial, la réservation, dont on doit retirer le billet une demi-heure avant l'horaire de départ prend naturellement fin 5 petites minutes avant que j'arrive dans la gare.
Pour sauver le tout, je prends à la hâte un billet de TER qui se rend, tout comme le TGV initialement requis, à la gare d'Avignon TGV. Le souci, c'est que pour joindre le point A et le point B, le TTPV (TER à Très Petite Vitesse) met quand même deux heures de plus que le TSDGV (Train à Soit Disant Grande Vitesse). C'est que deux heures, sur trois de trajet, c'est quand même une sacrée différence !
D'autant que l'ami que je rejoint à Lyon possède, LUI, un billet version TPGVQ (Train Prévu à Grande Vitesse, Quoique...). Lorsque que j'aperçoit le panneau de mon TDM (TER De M****) indiquant fièrement "RETARD INDETERMINE", je ne panique pas, et décide de prendre le TGV (Train un peu plus GV que le mien, mais il n'existe pas de Sigle pour cette catégorie). Je rejoins donc mon binôme et ami, avec qui commence le voyage de l'enfer.

En effet, un TGV qui va moins vite qu'un TER, c'est plutôt rageant. Le pire, c'est que ce n'est pas une image, car à cause des intempéries, la ligne TGV (Train Grande Vitesse mes c****es) était endommagé, notament à l'aiguillage avant Valence. Du coup, les TERs sur leur ligne TER arrivaient avant le TGV. Déjà, un retard de 3 heures, en temps normal, ça fâche, mais lorsque c'est à l'heure du diner, et que le wagon restaurant est fermé, ça énerve en plus de fâcher.
Ensuite, on a eu droit au pompom. Car avec mon ami et binôme, nous nous étions placé dans le wagon restaurant, la faim nous attaquant l'estomac, qui commençaient à se digérer lui même tant la dalle se faisait sentir. Celui-ci étant fermé, nous avons eu le loisir de voir pendant 3 heures défiler hommes, femmes et enfants à la recherche d'une quelconque collation, normal lorsqu'un train qui doit arriver à 20:00 est immobilisé entre deux gares à 22:30...
Lorsque finalement, le TVGILIEAA (Train à Vitesse certes Grande, mais Inutile Lorsqu'Il Est A l'Arret) redémarre enfin, pour effectuer un tour de roue, probablement l'échauffement, avant de repartir quelques 20-25 minutes plus tard. Arrivé à la gare de Valence, 2 membres du personnel de la SNCF (Société Nationnalement Connue pour Foirage) jette deux pack de 12 bouteilles de 50 cl d'eau, pour un TGV affamé et assoiffé. Là où j'ai trouvé le comportement des deux hommes très limite, c'est lorsqu'ils sont repartis immédiatement après, nous laissant ainsi avec ces deux packs.
Faisant partie des privilégiés, nous avons récupérés une bouteille pour chacun, mon binôme et moi même, ainsi qu'un pack, étant donné la manière dont les gens se sont jettés sur le premier. Je prends donc sur moi, tel Salomon, de partir à travers les wagons, dans un premier temps distribuer de l'eau aux enfants, puis dans un second distribuer les restes aux personnes, en leur précisant de partager un minimum. Ce que je n'ai pas compris sur le moment, c'est que compte tenu de la situation et la manière dont les gens ont vite compris que mon binôme et moi rêgnions sur ce qui restait d'eau, afin de garder quand même une ou deux bouteilles en cas d'urgence, nous aurions pu nous faire un peu d'argent. à 1 ou 2 euros, les bouteilles partaient. Ne visons pas trop haut et comptons un euro la bouteille... cela fait 24 euros, soit le prix de mon billet de TER.
L'altruisme à un prix, mais surtout une récompense, celui de jeunes yeux ébahis devant le porteur d'eau au secours de la veuve (qui a survécu, rappelons-le, à la canicule il y a deux ans) et de l'orphelin (qui ne l'est peut être pas, mais qui va le devenir si personne ne ramène un peu de nourriture dans ce wagon). Après s'être fait passer deux trois savons injustes, les controlleurs se sont cachés dans leurs cabines, rendant le TGV zone de non droit total. Heureusement, l'eau apportée et l'arrêt des arrêts incessant ont permis un peu moins de tension dans ce train, que nous abandonnions lâchement après 4 heures de voyage commun. 4 heures de voyage à rajouter à l'heure de retard du train, soit un total de 4 heures de retard ! (Oui, il y avait quand même une heure de trajet prévu... he he he =]] )

Alors à Avignon, forcément la neige à ralenti considérablement la vitesse de notre carosse, nous obligeant même à abandonner le véhicule à 15 mêtre de chez lui, véhicule ebourbé dans la neige (enneigé ?), nous faisant par la même patauger au milieu d'une piscine naturelle de 30 cm de neige.

Le retour en voiture s'est déroulé sans aucun accro !

Quand je vous dis que je n'aime pas les transports en commun, c'est pas de la mauvaise volonté, c'est de l'EX-PE-RIENCE malheureuse...
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Publié dans Its Kiz MyLife

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