Mon ongle noir !
Tout commence mardi soir, quand comme tout homme civilisé et blessé, je me rend dans la pharmacie la plus proche, afin de me renseigne quant à l'état de mon doigt. Devant l'affolement de la vendeuse, qui fait appel à la pharmacienne, je m'inquiète.
Lorsque la pharmacienne arrive et manque de tourner de l'oeil en voyant mon ongle, je me dis qu'il faut faire quelque chose. Elle me conseille donc de me faire retirer l'ongle "au plus tôt !"
Je prend alors contact avec le médecin, qui ne peut ren faire pour moi avant le jeudi soir ! Je décide donc d'aller aux urgences dès le lendemain midi afin de pouvoir bénéficier de soin "au plus tôt", prenant quand même la peine de prendre rendez vous chez le médecin pour le jeudi soir.
Le mercredi matin, je me lève donc aux aurores, pour être en avance de 2 petites heures au boulot, afin de disposer de mon début d'après midi, temps probablement nécessaire à mon amputation.
J'arrive donc, mercredi, en début d'après midi comme convenu, aux urgences. Après m'être perdu 4 à 5 fois dans les couloirs de la clinique, je me retrouve dans une salle pleine à craquer d'agonisant, tantôt pour un mal de tête, ou pour une cheville foulée, bref comme dans la série de France 2.
A la différence prêt qu'au bout d'une demi heure, aucun Dr Carter, ou même un Benson, je ne suis pas regardant, ne s'est pointé. "Perdre un après midi pour un ongle, ça me paraît exagéré !" Je retourne donc travailler, n'ayant perdu qu'une dizaine de minutes justifiée par mes deux de présences supplémentaires.
En fin de journée, toujours le mercredi, je retourne, on ne peut plus dubitatif, aux "urgences". Oui, car d' "Urgent" je n'ai pas vu grand chose le midi. Stupeur et enthousiasme lorsque je vois la salle d'attente vide, pensant probablement que tous les blessés du midi avaient du agoniser seulement 4 heures.
Cependant, pour parfaire à leur réputation, je patiente quand même 20 minutes avant de voir quelqu'un. Benson, on va l'appeler comme ça, m'invite dans son cabinet, ou il m'examine rapidement, pinçant, grattant, tordant mon doigt blessé. Après m'avoir littéralement broyé le doigt, il me déclare que cela peut aisément attendre le lendemain, et que mes jours ne sont pas (trop) comptés.
Me voilà donc rassuré, mon ongle restant avec moi pour encore une journée.
Le lendemain soir, un jeudi donc, je vais chez le médecin. Le rendez vous étant à 18h45, il est naturel que j'entre dans son bureau à 19h30. Celui-ci observe mon doigt et décide de d'abord percer l'ongle. Compte tenu de ma première expérience en la matière, je reste dubitatif (Qu'est ce que je dubitate dans ce post !). Il m'apprend au passage comment percer un ongle sans se détruire la main, et s'évanouir. Pratique au cas où je redécide de transporter un disque dur au milieu d'une patinoire.
Rien ne coule. Aucune goute de sang, ni même de substance jaunâtre de putréfaction comme je m'y attendais. Le médecin, probablement aussi déçut que moi, suggère donc de laisser l'ongle. Il me prescrit un traitement de choc : "l'aisser tremper votre doigt une demi heure à une heure par jour, pour ramollir la peau !"
Alors soit, je rêgle ma consultation, dont l'issue me rapelle un diagnostic d'un Merlin Kaamelotien, aussi enchanteur que ma grand-mère !
Du coup, j'ai toujours mon ongle noir, le côté héroïque d'une amputation onglesque a disparut et malgré tout, je suis persuadé que je n'ai pas finit d'entendre parler de cet ongle.
J'ai décidé d'en faire une chanson : "Quand soudain, semblant crever mon doigt, et venant de nulle part, surgit un onnnnnnnngle noir ..."
Lorsque la pharmacienne arrive et manque de tourner de l'oeil en voyant mon ongle, je me dis qu'il faut faire quelque chose. Elle me conseille donc de me faire retirer l'ongle "au plus tôt !"
Je prend alors contact avec le médecin, qui ne peut ren faire pour moi avant le jeudi soir ! Je décide donc d'aller aux urgences dès le lendemain midi afin de pouvoir bénéficier de soin "au plus tôt", prenant quand même la peine de prendre rendez vous chez le médecin pour le jeudi soir.
Le mercredi matin, je me lève donc aux aurores, pour être en avance de 2 petites heures au boulot, afin de disposer de mon début d'après midi, temps probablement nécessaire à mon amputation.
J'arrive donc, mercredi, en début d'après midi comme convenu, aux urgences. Après m'être perdu 4 à 5 fois dans les couloirs de la clinique, je me retrouve dans une salle pleine à craquer d'agonisant, tantôt pour un mal de tête, ou pour une cheville foulée, bref comme dans la série de France 2.
A la différence prêt qu'au bout d'une demi heure, aucun Dr Carter, ou même un Benson, je ne suis pas regardant, ne s'est pointé. "Perdre un après midi pour un ongle, ça me paraît exagéré !" Je retourne donc travailler, n'ayant perdu qu'une dizaine de minutes justifiée par mes deux de présences supplémentaires.
En fin de journée, toujours le mercredi, je retourne, on ne peut plus dubitatif, aux "urgences". Oui, car d' "Urgent" je n'ai pas vu grand chose le midi. Stupeur et enthousiasme lorsque je vois la salle d'attente vide, pensant probablement que tous les blessés du midi avaient du agoniser seulement 4 heures.
Cependant, pour parfaire à leur réputation, je patiente quand même 20 minutes avant de voir quelqu'un. Benson, on va l'appeler comme ça, m'invite dans son cabinet, ou il m'examine rapidement, pinçant, grattant, tordant mon doigt blessé. Après m'avoir littéralement broyé le doigt, il me déclare que cela peut aisément attendre le lendemain, et que mes jours ne sont pas (trop) comptés.
Me voilà donc rassuré, mon ongle restant avec moi pour encore une journée.
Le lendemain soir, un jeudi donc, je vais chez le médecin. Le rendez vous étant à 18h45, il est naturel que j'entre dans son bureau à 19h30. Celui-ci observe mon doigt et décide de d'abord percer l'ongle. Compte tenu de ma première expérience en la matière, je reste dubitatif (Qu'est ce que je dubitate dans ce post !). Il m'apprend au passage comment percer un ongle sans se détruire la main, et s'évanouir. Pratique au cas où je redécide de transporter un disque dur au milieu d'une patinoire.
Rien ne coule. Aucune goute de sang, ni même de substance jaunâtre de putréfaction comme je m'y attendais. Le médecin, probablement aussi déçut que moi, suggère donc de laisser l'ongle. Il me prescrit un traitement de choc : "l'aisser tremper votre doigt une demi heure à une heure par jour, pour ramollir la peau !"
Alors soit, je rêgle ma consultation, dont l'issue me rapelle un diagnostic d'un Merlin Kaamelotien, aussi enchanteur que ma grand-mère !
Du coup, j'ai toujours mon ongle noir, le côté héroïque d'une amputation onglesque a disparut et malgré tout, je suis persuadé que je n'ai pas finit d'entendre parler de cet ongle.
J'ai décidé d'en faire une chanson : "Quand soudain, semblant crever mon doigt, et venant de nulle part, surgit un onnnnnnnngle noir ..."
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