De chair et d'âme...
Aujourd'hui, je voudrais vous parler non, pas du livre cité en titre, mais d'un article, ou plus exactement d'une interview de son auteur : Boris Cyrulnik Parut dans Le Figaro, celui-ci traite du thème de son livre : La perpétuelle évolution du cerveau.
Il ne s'agit pas vraiment de sciences exactes, mais d'un savant mélange de sciences, de philosophie, de psychologie et d'expérience. On obtient au final une découverte : Un enfant, si mal parti soit il dans la vie, peut toujours (re)devenir un adulte responsable, un parent sûr, etc... Bref, réussir sa vie. Malheureusement, l'inverse est aussi vrai.
De ce que j'en ia retenu, il faut un juste milieu entre la sécurité (de l'amour, du travail, etc...), et une peur (modérée et) chronique de l'environnement, l'un nous poussant vers l'autre, le rendant inexorablement source de bonheur.
Je cite :
« On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d’aller de l’avant tout en gardant la mémoire de sa blessure. Les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité. Être invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu’à éviter de trop s’en protéger. Chaque âge possède sa force et sa faiblesse et les moments non blessés de l’existence s’expliquent par notre capacité à maîtriser, voire à surmonter, ce qui, en nous, relève, dans un constant remaniement, du biologique, de l’affectif et de l’environnement social et culturel. Le bonheur n’est jamais pur. Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l’angoisse de le perdre ? Sans souffrance, pourrait-on aimer ? Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ? Le monde serait fade et nous n’aurions peut-être pas le goût d’y vivre. »
B. C.
Je suppose que ce livre, s'il venait à m'arriver entre les mains, serait une source de savoir, de connaissance de soi, ainsi que sur l'image que l'on renvoie, ou celle que l'on choisit de renvoyer.
En tout cas l'interview était vraiment bien, et m'a permis de me lancer corps et âmes à la quête du bonheur...
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